[Résidence] Journal « Briser la glace », une semaine à Cépière-Beauregard

En 2020, la Ville de Toulouse sollicite l’association Rencont’roms nous pour une invitation artistique dans le quartier Cépière-Beauregard, à la rencontre des habitants du quartier. Le tout, dans un contexte particulier et inhabituel, en post-confinement, un moment où l’épidémie du Covid-19 sévit encore, mais aussi en plein été, sous une chaleur étouffante. Ce journal n’est que la retranscription d’un projet inédit pour l’association, accompagnée par Gaëlle Giordan, photographe, association Peuple(s) d’Image(s).

 » Été 2020. Sollicités par la Ville de Toulouse, nous, association Rencont’roms nous, accompagnée par notre amie photographe Gaëlle Giordan, avons investi un nouveau quartier à Toulouse : Cépière-Beauregard. Quartier inconnu, méconnu ? Pas tant que cela, car à deux pas d’ici se trouve la place commerciale du Barry, où vont de nombreux habitants du terrain de la Flambère, qui travaillent avec l’association. Mais niché, enclavé entre le périphérique, la voie SNCF et la voie du TOEC qui sépare ce « quartier » en deux, nous ne nous étions jamais engouffrés dans les petites rues adjacentes. C’est désormais chose faite.

Comme un petit village au cœur de la ville. Difficile d’imaginer que nous nous trouvons aux portes du centre de Toulouse. A certains égards, cela nous rappelle des villages d’Europe de l’Est. Tantôt des maisons habitées, tantôt des maisons abandonnées, des fenêtres murées, ce que viennent rappeler ces ensembles de boîtes aux lettres dont la plupart sont entrouvertes. Quelques caravanes jouxtent le quartier. Tout comme ces énormes briques qui entourent le quartier. Certaines sont peintes, décorées, colorées. Une place centrale, Jean Bouin, qui en n’est pas vraiment une, mais qui pourrait offrir tellement de possibilités. 

Si, au premier abord, le quartier peut paraître enclavé, il reste proche de toutes les commodités. Les quartiers Purpan, Cartoucherie, Lardenne et les Arènes sont à proximité. Les services de première nécessité sont à portée de main, à quelques pas de marche. Magasins, pharmacies, hôpital. Tout y est. L’aéroport Toulouse Blagnac est lui aussi vraiment très proche. En témoigne ce bruit régulier d’avions qui traversent le ciel du quartier tout au long de la journée. Ils font partie de l’environnement quotidien. Difficile de ne pas y prêter attention.  

Ce quartier se décline réellement en trois « petits quartiers ». D’abord, Beauregard. Un ensemble de quatre tours, ses espaces bétonnés, son jardin partagé collectif, son city-stade, lui aussi bétonné. Ensuite, Cépière-Haut. Avec ses maisons individuelles, ses petits jardins, la place Jean Bouin, le club du 3e âge. Enfin, Cépière-Bas, séparé du reste par la voie du TOEC, avec aussi ces petites maisonnettes individuelles, rénovées. Car Cépière-Haut est un quartier en pleine rénovation urbaine. 

C’est dans ce quartier mais aussi dans un contexte inédit, en post-confinement, en pleine épidémie du Covid-19, en plein été, sous une chaleur étouffante, que nous avons été invités à rencontrer les habitant(e)s du quartier, au gré du hasard, du temps, des opportunités. Marcher, déambuler, arpenter le quartier. Une étonnante semaine de présence, de rencontres, d’interventions, de discussions, d’échanges. 

Notre présence a été trop fugace et les rencontres trop éphémères pour permettre de raconter la vie du quartier. Ce sont uniquement quelques bribes, histoires, moments vécus, où nous étions là. Nous constatons, nous relatons, sans prétendre être exhaustifs et donner un regard juste et neutre du quartier. Ce serait un travail de sociologues et/ou d’anthropologues, ce que nous ne sommes pas. Il est surtout impossible en une semaine. Certains propos d’habitants nous paraissaient intéressants, car ils nous ont permis de mieux saisir certains faits. Recueillis souvent de manière informelle, nous les avons rapportés avec les initiales des prénoms pour préserver leur anonymat. »

Nathanaël Vignaud

DÉCOUVREZ LE JOURNAL EN VERSION PDF.

Ce projet a été réalisé grâce au concours de la Ville de Toulouse et de la DRAC Occitanie, dans le cadre de l’été culturel. Il est également soutenu par le Conseil départemental de la Haute-Garonne et la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée. 

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