Rendre les habitants autonomes, acteurs de leur parcours.
C’est renforcer le pouvoir d’agir des personnes concernées.
Nous ne souhaitons pas être uniquement dans le « faire », mais dans l’explicitation permanente, la co-construction, l’information pour que chaque personne comprenne et se saisisse de ces sujets.
Permettre et garantir une continuité et une fluidité de parcours, en accord avec les souhaits de chaque personne. Garder le côté facilitateur, sans jamais se substituer.
Être un lieu accueillant, ouvert, à l’écoute.
Depuis 2025, l’association Rencont’roms nous a enfin décidé d’assumer son volet social. Ce que nous faisons, en réalité depuis de nombreuses années, pour pallier aux manquements sur l’ex-terrain, pour répondre aux urgences. Un volet qui se dessine donc au gré des demandes, qui se structure au fil du temps.
De nouveaux contextes : si certaines familles ont désormais des accompagnements sociaux renforcés (notamment par les associations Espoir ou France Horizon), de nombreuses autres familles n’ont rien, et sont systématiquement renvoyées vers le « droit commun », avec toutes ses barrières et difficultés.
C’est pour ces familles que l’association Rencont’roms nous intervient, en étant dans une démarche d’aller-vers :
- être un premier contact, interlocuteur ;
- orienter, faire lien, être le maillon manquant. Être un facilitateur.
Répondre aux petits soucis du quotidien, sans casser, retarder, mettre à mal des parcours d’insertion. Ne pas laisser les situations sans solution, les habitants sans réponses. L’objectif n’est pas de substituer, faire concurrence, mais d’être là où le(s) manque(s) est (sont) constaté (s). Avec le temps et l’expérience, nous constatons que ces manques sont nombreux, protéiformes.
Concrètement, Rencont’roms nous accompagne les habitants dans leurs démarches, celles notamment qui concernent l’ouverture et le maintien des droits : France Travail, CAF, CPAM, recherches emploi, logement, etc. Ici, se joue un élément qui nous traverse quotidiennement : permettre le maintien dans le logement (pour celles et ceux qui sont actuellement en logement), et éviter toute rupture de droits qui viendrait compliquer ce maintien.
Il ne s’agit pas de faire à la place des personnes accompagnées, mais de les rendre acteurs et autonomes. Apprendre à faire une actualisation tout seul, à utiliser un mail, etc. L’objectif est d’être un intermédiaire et un facilitateur, pour orienter vers les bons interlocuteurs et le droit commun. Réaliser les démarches si elles peuvent être de notre ressort ou s’assurer que le bon interlocuteur prend le relais.
Il y a aussi l’envie de proposer des temps communs, des temps de rencontres, autour de sujets concrets. L’accès au numérique, la maîtrise de la langue française sont forcément des sujets qui reviennent régulièrement. Nous pensons déjà à des pistes pour répondre à ces demandes. Mais nous nous laissons le temps d’installer ces pratiques.
Ce volet nécessite des temps de formations pour les jeunes salariés. C’est aussi et surtout une occasion de les faire progresser dans leurs pratiques professionnelles, avec l’acquisition de nouvelles compétences et connaissances. Ils rajouteront ainsi de nouvelles cordes à leur arc professionnel. Des réflexions pour une VAE (validation d’acquis d’expérience) sont en cours, notamment pour un diplôme de moniteur-éducateur.