Des sourires, des souvenirs.
Des belles images en ce lundi 23 avril.

Un périple à Saint-Gaudens animé et chargé, entre visite de l’exposition « Aucun bâtiment n’est innocent » de Nicolas Daubanes, présentation des chorégraphies apprises après une semaine de stage avec Kehinde Awaiye, prise de photo pour la mission Aurasma, rencontre et échange avec l’artiste Yo-Yo Gonthier, atelier dessin, etc.

Une escapade qui vient conclure un travail de plusieurs semaines autour de la prison, de la liberté, de l’enfermement, en lien avec les événements de 1971-1972.

Un projet qui ouvre aussi de nouvelles perspectives. Plus d’infos bientôt, mais d’ici là, rendez-vous à la Chapelle Saint-Jacques jusqu’au 16 juin pour y découvrir l’exposition.

Merci au centre d’art contemporain Chapelle Saint-Jacques pour cette très belle journée.

Merci à Kehinde Awaiye, Léa Garcia, Yann Chevalier Sarris pour les ateliers qui ont amené les jeunes jusqu’à Saint-Gaudens.

Merci aussi à l’Institut des jeunes aveugles de Toulouse pour la logistique.

Retrouvez également ci-dessous les textes écrits par Mario et Gabriel, présentés dans l’application Aurasma à la Chapelle Saint-Gaudens. Textes réalisés au cours d’un atelier avec Léa Garcia, conteuse.

 

Plus de photos sur cette belle journée sur notre page Facebook.

 

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Les prisonniers
En référence aux événements de 1971-1972
Texte écrit par Mario

La liberté, ça compte.
Il n’y a pas de soleil, de lumière, c’est dur là-bas.
Avant, ils avaient des colis à Noël, voyaient leurs familles.
Les prisonniers étaient énervés.
Ils voulaient plus de droits.
Mais quand la police les a attrapés, ils n’avaient plus aucun droit.
Ils se sont alors révoltés pour plus de liberté, plus de droits.

Les prisonniers voulaient partir par le toit.
C’est joli. Quand t’es sur le toit, tu vois tout.
La lumière, le soleil.
Mais quand tu regardes par terre, tu te fais peur tout seul.
Le vide.
Après, quand ils sont sortis, ils ont dit « Youhou, le soleil ! ».

Ils sont allés à la maison.
Ils ont revu leur famille.
Ils ont beaucoup marché dehors pour voir le jardin, la maison.
Ils avaient oublié.
Ils ont vu le lit et la nuit.
Ils se sont posés sur le lit.
Ils  se sont douchés.
L’eau était chaude, pas comme en prison.
Puis ils ont dormi, se sont réveillés. 

Tchouk tchouk
Texte écrit par Gabriel

Tchouk  tchouk
L’oiseau dans une cage, il a peur, il tremble.
Peur de celui qui l’a attrapé
Peur d’être mangé
Peur de mourir emprisonné
Peur de tout casser
Tchouk tchouk.

Oiseaux sur un arbre.
Tchouk tchouk

La liberté, c’est grimper, pouvoir bouger.
Vous êtes sur un rocher, le vent fait bouger.
Etre emprisonné c’est bizarre, on casse tout pour la liberté.
La liberté de l’oiseau qui monte « je suis plus grand ».
« C’est bien, j’aime parce que je vole ».
[Cri de délivrance]
« Ah je suis libre, parce qu’il y a le soleil »

La liberté, c’est dormir
Je voulais voler, je regarde le monde.

Comment sortir ?
Tu fais du bruit, tu te caches.
La sécurité vient, elle entre avec les clés.
Tu sautes sur lui, tu lui donnes un coup pour le faire dormir
Tu prends les clés, tu le réveilles.
Tu lui dis bye bye.
Tu vas libérer tous les copains, tous, sauf la sécurité.
Ensuite, si je suis sur le toit et que je saute, ça fait mal aux pieds, et il y a des risques de mourir.
Comme ça, quand il n’y a pas de risque, tu peux partir. 

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