Il y a toujours des envies, des rêves, des utopies.
A partir de là, nous nous devons de tracer le chemin qui nous y amène, tout en restant fidèle à nos valeurs et à nos convictions.
Ces valeurs et ces convictions, ce sont la culture comme valeur de vie, la culture comme vecteur de liens et de rencontres, la culture comme vecteur d’émancipation individuelle et collective.

Ces valeurs et ces convictions, nous les portons sur chaque projet.
Mais nous souhaitions mettre en place un projet qui soit plus ambitieux, un projet novateur, expérimental et, surtout, un projet partagé.

Quelle était alors cette envie initiale, celle qui nous pousse aujourd’hui à écrire ces quelques lignes ? De quelle utopie parlons-nous ?
Nous parlons ici de cette société où le vivre-ensemble n’est pas une notion creuse, d’une société où les citoyens (co)habitent ensemble, dans le respect des cultures et des différences, d’une société où la peur de l’Autre n’existe pas, d’une société où tous les talents sont reconnus.

Une utopie qu’il fallait imaginer à une échelle plus modeste, la nôtre, à l’échelle toulousaine. D’où la conception d’un projet culturel avec les associations Mômes du Monde et Via Mélina, deux associations culturelles amies qui partagent les mêmes valeurs, et avec qui nous souhaitions créer un projet participatif et collectif qui mobiliserait de nombreux jeunes aux origines sociales et culturelles multiples autour de créations artistiques (CD, clip et livre jeunesse).
Un projet que nous avons décidé d’intituler L’Or de nos différences, pour que chaque jeune puisse avoir l’occasion de changer son regard sur l’Autre par la rencontre, par la pratique autour d’un référentiel commun.

Et alors que nous avancions à petits pas sur le chemin de l’utopie, notre route a croisé celle de la Fondation SNCF qui, avec son appel à projets Vivre-ensemble au-delà de nos différences, nous a permis d’avancer rapidement. Ce soutien généreux et primordial – pour cela, nous les remercions infiniment – a donné une impulsion enthousiaste au projet. Puis, l’utopie n’étant vraiment plus très loin, c’est la Banque populaire occitane qui nous a accordé son soutien, avec une dotation qui vient agrémenter le projet. Au niveau institutionnel, Toulouse Métropole nous fait également confiance, avec pour mission notamment de créer de la mixité sociale au niveau métropole.

Mais concrètement ?
Créer ensemble est notre credo.

Il s’agit d’abord de créer un CD.
Autrement dit, écrire une chanson, composer un morceau, enregistrer un CD.

De cette chanson, nous souhaitons réaliser un clip.
Un clip où de nombreux jeunes seront présents et invités à participer non seulement en tant qu’acteurs mais aussi en tant que scénographes. Une occasion pour ces jeunes de différents horizons de se rencontrer, d’échanger et de partager autour d’un projet commun, d’avancer dans la même direction.

Il y a ensuite un livre jeunesse pour les 4-7 ans, dont le récit se base sur l’histoire de deux enfants amenés à accepter les différences et à se rendre compte que chacun peut être créateur. Un livre dont les illustrations ont été confiées à Ursula Dejean.

Enfin, ces trois créations vont être ponctuées d’ateliers artistiques, pour renforcer l’implication des jeunes et pour renforcer les liens créés, avec au programme de nombreux ateliers et autres actions participatives proposées.

Une fois le CD, le clip et le livre sortis, les enfants participants sont invités à faire la tournée des écoles, des bibliothèques, médiathèques, centres culturels de Toulouse et de sa métropole pour leur offrir le pack CD-livre et présenter le projet. Après les jeunes comme créateurs, acteurs, ils seront les principaux ambassadeurs de L’Or de nos différences.

Un projet ambitieux, qui a vocation à rassembler, fédérer et regrouper un maximum de partenaires associatifs, culturels, éducatifs, socio-éducatifs. De nombreuses structures se sont d’ores et déjà jointes au projet. Si cela vous intéresse, nous vous invitons à en faire de même. Ce sera avec plaisir que nous vous associerons d’une quelconque manière.

« Les utopistes n’ont raisonné qu’à court terme.
Parce qu’il voulaient à tout prix voir de leur vivant le fruit de leur travail »

Bernard Werber, La Révolution des fourmis
Publicités