[Exposition] Vivre en bordure. La Flambère en temps de confinement.

Mars 2020. La crise sanitaire balaie le monde entier. La France se confine, de manière inédite et inattendue. Pourtant, l’association Rencont’roms nous fait le choix de ne pas se confiner, pour être présente sur le terrain de la Flambère, à Toulouse, aux côtés des habitants Roms. 

Tous les projets culturels et artistiques étant en pause, l’association fait donc le choix, par extrême nécessité, de réorienter ses missions, son quotidien, en l’articulant autour de trois champs : 

  • L’aide alimentaire, l’urgence absolue, en inscrivant le terrain de la Flambère dans le circuit métropolitain (coordonné par d’autres structures) ; 
  • La sensibilisation et veille sanitaires, aux côtés notamment de Médecins du Monde ; 
  • La continuité pédagogique, avec la volonté de garder les liens élèves-écoles, débouchant sur la mise en place d’un inédit temps de soutien scolaire sur le terrain. 

Ces trois champs répondaient aux urgences du moment. Il fallait être là, ne pas être confinés. La présence humaine était indispensable, parce que la précarité, elle, ne s’était pas confinée. Au contraire, elle s’est accentuée. 

Cette présence humaine a été assurée par les jeunes de l’association : Andrei, récent salarié, et Alin, Rafael & Alberto, alors volontaires en service civique. Sans le savoir et sans s’en rendre compte, ils deviendront des « héros », « nos héros ». Car ils ont accepté d’être là, de participer à cette inédite solidarité, avec les risques que cela supposait pour eux et leurs proches. Ils ont joué un rôle extraordinaire, au quotidien, dans un contexte difficile. L’association est extrêmement fière de ces jeunes, agissant en tant que premiers concernés. 

C’est cette belle histoire que l’association souhaitait raconter, pour garder trace, pour ne pas oublier « ces visages de la solidarité ». Très vite, l’association a ainsi convié Gaëlle Giordan, photographe, membre de l’association Peuple(s) d’Image(s), pour venir documenter ce qu’il se passait sur le terrain. Parallèlement, l’association a conversé tout au long du confinement avec ses partenaires, ses adhérents, ses soutiens, par des correspondances écrites. 

De là a germé l’idée d’en rendre compte par écrit, dans un journal, « Vivre en bordure. La Flambère en temps de confinement », coréalisé avec les jeunes et les habitants du terrain, et compilant les images et les correspondances. A partir de ce journal s’est construite une exposition éponyme, pour élargir sa diffusion. 

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